Depuis quelques années, nous avons fait un choix plein de sens : ne pas participer aux soldes sur nos chaussures, ni au Black Friday ou à tout autres évènements promotionnels, poussant la consommation à son maximum et rendant la mode encore plus jetable (Fast Fashion). Un parti « prix » engagé que nous vous expliquons dans cet article et les alternatives pour se faire plaisir durablement

L’origine des soldes

Les soldes ne datent pas d’hier. ll faut remonter dans les années 1830, quand les Grands magasins se mirent à fleurir à Paris. En 1852, Aristide Boucicaut décida de découper un drap tombé dans l’eau, impropre à la vente dans cet état. Il proposa ces morceaux de tissu à bas prix dans la rue. C’est d’ailleurs de là que vient le mot « solde ». Il désignait en argot un bout d’étoffe non vendu.

Employé Au Bon Marché, Aristide Boucicaut se remémora cet épisode aux moments des fêtes de fin d’année, quand ses rayons étaient vides. Il les remplit de linge blanc et les vendit à prix réduit. Ce fût un immense succès : les soldes étaient définitivement lancées.

Vue de Paris en noir et blanc

La remise en question des soldes et de la Fast Fashion

Prix cassés, magasins pris d’assaut, offres et remises toujours plus exceptionnelles… les stratégies commerciales et marketing fleurissent pour pousser les personnes à la consommation. A l’origine, les soldes servaient aux commerçants à vendre leurs invendus avant de démarrer la collection suivante. Mais depuis quelques années, les pratiques ont évolué et la planète tire la sonnette d’alarme.

Depuis quelques années, plusieurs grandes marques produisent en (trop) grandes quantités, leur permettant de créer un besoin chez le consommateur et de vendre davantage pendant les périodes de soldes, lors des ventes privées ou le Black Friday. Et les marques l’ont bien compris : un rabais pousse à l’achat compulsif sans en avoir spécialement besoin : c’est une des dérives de la Fast Fashion.

Mais cet engouement pour les soldes a un prix et c’est notre planète qui en subit les conséquences. Plusieurs scandales ont d’ailleurs éclaté ces dernières années : en 2017, H&M aurait brûlé l’équivalent de 12 tonnes de vêtements invendus au Danemark. En 2018, Burberry estimait le coût des produits finis détruits à 32,6 millions d’euros de produits de prêt-à-porter et d’accessoires.

Fast Fashion : l’impact néfaste sur l’environnement

En quelques chiffres, l’industrie de la mode est le troisième secteur le plus consommateur d’eau dans le monde (après le blé et le riz). La production de textile utilise 4% de l’eau potable disponible sur Terre.

De plus, 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre sont émis chaque année par l’industrie de la mode, ce qui représente jusqu’à 2 % des émissions de gaz à effet de serre mondiaux. Cela comprend les matières premières, les unités de production, l’utilisation de produits chimiques, le transport (un gros facteur si nos vêtements proviennent des 4 coins du monde…)

Pollution usines de fabrication

Chaque année, 400 milliards de vêtements sont jetés à la poubelle et 60% de notre garde-robe dort dans nos placards sans être porté… Après s’en être débarrassé, la plupart finissent dans des décharges loin de chez nous, dans les pays les plus pauvres au monde.

Il est donc primordial de se tourner vers la Slow Fashion, une mode respectueuse de l’environnement et de l’humain.

Comme Ector, beaucoup de marques s’engagent pour que la mode devienne plus verte à l’avenir, en tenant compte du cycle global de leur produit (création, fabrication, utilisation, recyclage…)  Et nous en sommes sûrs : c’est ensemble, fabricants et consommateurs, que nous pourrons faire bouger les choses.

Teinture vêtements fast fashion

Notre engagement contre les soldes pour nos chaussures

Chez Ector, nous vendons au prix juste toute l’année. C’est pour cela que vous ne trouverez pas de codes promos ou de soldes abusives. Juste des fins de séries de nos collections précédentes pour éviter que celles-ci ne s’ennuient toutes seules dans notre stock 😉. Votre achat permet de rémunérer nos partenaires locaux ainsi que notre équipe à l’atelier. Acheter Ector c’est aussi soutenir l’emploi et le savoir-faire français. 🇫🇷

Ne pas pratiquer de soldes pour nos chaussures nous permet de ne pas surproduire : nous fabriquons vos baskets au fil de vos commandes. Pas de surproduction ni de stocks trop volumineux : nous réduisons notre impact sur l’environnement. 🌍

Grâce à cet engagement, nous pouvons continuer à relocaliser les étapes de fabrication de la chaussure en France. Depuis 2011, 12 personnes ont rejoint l’équipe et plus de 60 stagiaires sont venus découvrir nos métiers. C’est toute une filière qui se créer et se transforme pour fabriquer des chaussures plus durables. 🌱

En ne pratiquant pas les soldes pour nos chaussures, nous souhaitons également sensibiliser les personnes à la Fast Fashion et ses conséquences humaines et environnementales : consommer moins mais mieux pour une mode plus responsable.

Notre volonté depuis le début de notre aventure : Fabriquer des baskets en France, tendances et confortables, qui respectent l’environnement.

Fabrication chaussures françaises

Les alternatives aux soldes

  • Le troc entre amis

Le troc entre amis c’est une des alternatives que l’on préfère. Un moment de partage entre amis qui fait du bien à la planète. Ce haut ne vous plait plus ? Votre pantalon est devenu trop petit ?

Appelez quelques-uns de vos ami.e.s et organisez une après-midi/soirée troc. Conviez des personnes ayant des tailles similaires de manière à pouvoir se les échanger facilement. Faites du tri dans votre dressing et le troc peut commencer.

Le but : que tout le monde reparte avec le même nombre de vêtements qu’à leur arrivée.

  • La seconde main

C’est une des alternatives qui est devenue la plus connue ces dernières années. Friperies (en ligne comme Once Again), dépôts ventes, applications comme Vinted ou Le Bon Coin… il y en a pour tous les goûts.

On en est sûr : vous trouverez des pépites et vous recommencerez l’expérience.

Ses avantages : un faible impact environnemental et un soulagement pour votre porte-monnaie !

  • Notre conseil : la méthode BISOU

Non ce n’est pas une plaisanterie ni une nouvelle technique de drague à la mode. C’est un moyen mémo technique pour consommer responsable et réfléchir avant de céder aux achats impulsifs. Il faut se poser ces 5 bonnes questions :

  • Besoin (À quel besoin réel cet achat répond-il ?)
  • Immédiat (Ai-je besoin de ce vêtement tout de suite ?)
  • Semblable (Ai-je déjà un article similaire chez moi ?)
  • Origine (Quelle est l’origine de ce produit ? Quelles matières ? quelle fabrication ?)
  • Utile (Combien de fois le vêtement va-t-il être utile ?

Essayage robe seconde main

 

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