Opposé à la Fast Fashion, la Slow Fashion (ou mode lente) permet de prendre conscience de nos comportements face à une industrie de la mode qui pousse à consommer toujours plus vite. La proposition de la Slow Fashion : consommer moins mais mieux !

Face à l’urgence climatique et aux catastrophes humaines liées à la mode ultra rapide, des marques, comme la nôtre, s’engagent et proposent des alternatives pour se chausser avec des produits éthiques et durables.

La Fast Fashion : l’élément déclencheur

Le terme Fast Fashion a fait son apparition au début des années 90. Par définition « la mode rapide » désigne la tendance du renouvellement très rapide des collections, fréquemment et à des prix toujours plus bas. Certaines marques peuvent sortir jusqu’à 52 collections, contre 4 habituellement. Des enseignes dont vous avez déjà entendu le nom comme Zara, H&M ou encore Asos sont devenus de véritables empires de cette mode éphémère.

Leur objectif : créer un fort besoin auprès du consommateur, en mettant en avant de nouvelles tendances, le poussant à consommer toujours plus rapidement pour renouveler sa garde-robe.

De nos jours, on parle même d’Ultra Fast Fashion. Des marques comme Boohoo, Pretty Little Things ou encore Shein ont surfé sur cette tendance. A titre d’exemple, entre 500 et 2 000 nouveaux articles apparaissent chaque semaine sur l’application Shein. Aucun d’entre eux ne dépasse les 25 euros.

Ses nouvelles marques doivent leurs succès aux dernières tendances sur les réseaux sociaux, notamment grâce à l’essor des vidéos. Montrer ses dernières trouvailles, ses nouveaux looks ou ses pharamineuses commandes pour moins de 100 euros est devenu une habitude pour de nombreux internautes.

Et ces marques l’ont très vite compris : plus besoin de spots publicitaires, d’affiches ou d’articles dans les magazines, le marketing d’influence permet d’accroitre leurs ventes à vitesse grand V. S’entourer d’ambassadeurs et d’ambassadrices populaires permet de toucher une cible jeune, en quête de nouveauté et de reconnaissance.

Magasin de sneakers

Les conséquences d’une mode trop rapide

La Fast Fashion n’est pas sans conséquences : impact environnemental désastreux, conditions de travail inadaptées, salaires faibles, utilisation de produits chimiques et toxiques…

La plupart des vêtements de la Fast Fashion sont fabriqués dans des pays en voie de développement comme l’Inde, le Bangladesh, la Chine ou encore le Vietnam. Pour qu’une paire de chaussures puisse être vendu à 25 euros, il faut produire à moindre coût. Pour vous donner une idée, un employé dans le secteur du textile au Bangladesh ne gagne que 83 euros par mois

Dans ces pays, les salaires maintiennent une grande précarité. Les enfants n’ont parfois pas le choix de travailler pour survivre ou aider leur famille. On estime, au Bangladesh, que 15% des enfants entre 6 et 14 ans travaillent plus de 64 heures par semaine dans l’industrie textile. Des enfants privés de scolarité, travaillant dans des conditions dangereuses.

Les ouvriers travaillent la plupart du temps sans gants et sans masques de protection pour manipuler des substances nocives pour la santé, que ça soit pour la teinture des textiles ou le tannage de certaines peaux.

Atelier fabrication chaussure en Inde

En matière de préservation de l’environnement, le constat est tout aussi sombre

Un immense gaspillage de matières premières sans se soucier du recyclage qui pourrait être fait. Selon la Fondation Ellen MacArthur, 87% des matériaux textiles utilisés pour la fabrication des vêtements sont jetés.

La fabrication de vêtements et de chaussures étant délocalisée aux quatre coins du monde, le transport s’effectue sur de longues distances et de manière rapide pour approvisionner les grandes marques. L’avion reste le mode de transport le plus utilisé, mais aussi l’un des transports les plus polluants en termes d’émissions de gaz à effet de serre.

Pour finir, 4 % de l’eau potable disponible dans le monde est ainsi utilisée pour produire nos baskets et nos vêtements, ce qui fait du secteur du textile le troisième plus grand consommateur d’eau.

Des prises de conscience mondiales
Pollution environnement

Si on devait retenir une date qui a marqué les esprits, on donnerait le 24 avril 2013. En effet, ce jour-là, un immeuble situé à Dacca (Bangladesh) s’effondre, provoquant la mort de 1 100 employés. La catastrophe du Rana Plaza a alors révélé au grand jour les conditions de travail particulièrement difficiles de certains fournisseurs dans le secteur de l’habillement.

Quelques années plus tard, on voit également émergé des rapports environnementaux concernant l’industrie de la mode : celle-ci serait responsable de 6,7% des gaz à effet de serre mondiaux. Elle est le deuxième secteur le plus polluant au monde, après celui du pétrole.

A cela s’ajoute une prise de conscience citoyenne, qui s’est accéléré suite au confinement durant la pandémie mondiale. Les consommateurs recherchent une transparence et un véritable dialogue avec les marques qui émergent.

Ils ne souhaitent plus simplement être consommateur mais « consom’acteur » dans leurs décisions d’achat. Matières premières, procédés de fabrication, engagements de la marque, fin de vie du produit… une nouvelle façon de consommer vers une mode durable et éthique.

Pancarte Il n'y a pas de planète B

C’est quoi la Slow Fashion ?

Contrairement à la Fast Fashion, la Slow Fashion prône la fabrication d’une mode respectueuse de l’environnement, des travailleurs et des animaux. De plus, ce mouvement met en avant la transparence sur les procédés de fabrication et la qualité des produits. Une véritable rupture avec les valeurs et les objectifs véhiculés par la Fast Fashion.

Dans ce changement, les marques reviennent à un modèle de fabrication saisonnier (automne/hiver et printemps/été) et ne renouvelle qu’une partie de leur collection chaque année. Elles fabriquent en plus petite quantité, essayant d’avoir un stock limité et raisonné : un gain financier mais surtout qui permet de respecter la planète en évitant toute surconsommation.

Ector, engagée dans la Slow Fashion

Face aux conséquences alarmantes de la Fast Fashion, Ector s’engage dans une mode durable et responsable. Comment ?

  • En fabricant une basket recyclée à partir de bouteilles en plastique et recyclable à son tour. La boucle est bouclée ! ♻
  • En travaillant avec des partenaires locaux et régionaux pour réduire son empreinte carbone et s’investir dans l’emploi local
  • En renouvelant sa collection que 2 fois par an pour éviter toute surconsommation et limiter notre stock
  • En ne pratiquant pas de soldes mais des Ector séries limitées de modèles d’anciennes collections
  • En étant transparent sur nos matières premières, nos procédés de fabrication et sur nos prix
  • En échangeant le plus possible avec vous pour trouver de nouvelles alternatives

Baskets moutarde Ector

S’inscrivant dans la Slow Fashion, Ector permet de se chausser avec style tout en préservant le monde qui nous entoure. Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour la planète 🌏